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Malgré Trump, les Bourses commencent cette semaine du bon pied
information fournie par Zonebourse 07/04/2026 à 10:43

Les Bourses européennes commencent cette semaine du bon pied, alors même que la guerre au Moyen-Orient reste dans toutes les têtes à quelques heures de la fin de l'ultimatum adressé par Donald Trump à l'Iran.

Vers 10h30, le CAC 40 affiche une progression de l'ordre de 1,1%, vers 8 054 points, tandis que l'indice paneuropéen Stoxx Europe 50 grimpe de 0,7%, que le FTSE de Londres grappille 0,3% et que le DAX de Francfort gagne 0,7%.

Une clôture positive à Wall Street lundi...

Pour mémoire, de l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices ont fini sur des gains de 0,35% (Dow Jones à 46 670), 0,45% (S&P 500 à 6 612) et 0,6% (Nasdaq 100 à 24 192), et ce malgré des propos inquiétants de Donald Trump.

Après avoir plastronné sur la récupération réussie du pilote de F-15 dans les montagnes iraniennes, le président américain a menacé de détruire l'Iran en l'espace d'une nuit, au terme de son ultimatum, en cas de maintien de la fermeture du détroit d'Ormuz.

Les propos excessifs, voire outranciers de Donald Trump n'ont toutefois pas trop inquiété Wall Street, qui semblait considérer que "tout ce qui est excessif est négligeable", et que Trump reculera une fois de plus.

... malgré une absence de solution diplomatique en vue

Pourtant, selon les analystes, rien dans le contexte diplomatique actuel n'est de nature à justifier un réel regain d'optimisme sur les marchés. Le fossé entre Washington et Téhéran demeure trop profond, rendant improbable toute résolution d'ici à la date limite fixée par Donald Trump.

"Tant qu'aucune avancée n'est observée sur la réouverture d'Ormuz, le maintien de positions défensives demeure la seule réponse rationnelle", estime Ahmad Assiri, stratégiste chez Pepperstone.

La perspective de voir perdurer les tensions au Moyen-Orient, ravivée par les propos virulents du président américain, contribue à la progression des cours pétroliers, qui ont atteint dans la nuit de nouveaux plus hauts de près de quatre ans.

À l'heure actuelle, le baril de brut léger américain ( West Texas Intermediate, WTI ) se stabilise vers 113,5 USD après avoir touché un pic depuis le 6 juin 2022. Le Brent monte quant à lui de 0,7% à 110,3 USD.

Un PMI composite à un plus bas de neuf mois dans la zone euro

Les indices parus dans la matinée montrent déjà l'impact de la guerre sur l'économie : l'indice PMI composite S&P Global s'est ainsi replié à 50,7 en mars, son plus bas niveau depuis neuf mois, signalant ainsi un ralentissement de la croissance de l'activité du secteur privé de la zone euro.

L'évolution des indices des prix a été particulièrement remarquable en mars, les dernières données PMI ayant notamment mis en évidence une très forte accélération de l'inflation des prix payés, laquelle a ainsi affiché son rythme le plus soutenu depuis un peu plus de trois ans.

"Dans un tel contexte, il est probable qu'un nombre croissant d'économistes révisent à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2026, et puissent même envisager une contraction du PIB au 2e trimestre", prévient Chris Williamson, chief business economist à S&P Global.

Des données et une saison des résultats à l'approche

De nombreux autres indicateurs sont attendus cette semaine, parmi lesquels les chiffres de l'inflation américaine : ils constitueront un test important sachant que des tensions inflationnistes forceraient les investisseurs à abandonner définitivement leurs espoirs d'un pivot rapide de la part de la Fed.

Les premiers résultats trimestriels vont également commencer à occuper les investisseurs puisque cette nouvelle semaine sera marquée, entre autres, par les publications de Delta Air Lines ou BlackRock.

Mais la saison des résultats ne commencera à battre son plein aux États-Unis qu'à partir de la semaine prochaine, avec les comptes des poids lourds bancaires JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley.

3 commentaires

  • 11:27

    Que penser d'un type, qui annonce froidement de manière inhumaine, que les usa peuvent détruire en une nuit tout l'IRAN. A vomir


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